Alimentation crue
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Pourquoi devrions-nous nourrir les chiens et les chats avec un aliment composé principalement de viandes crues?

Depuis des années, les approches alternatives tracent leur chemin en matière de santé humaine. De plus en plus de gens constatent qu’ils peuvent faire une différence sur leur propre santé en agissant différemment, s’ils prennent leur santé en main. Pendant que les approches holistiques gagnent du terrain du côté de la santé humaine, les mêmes philosophies prennent racine du côté animal. Les médecines douces sont maintenant de plus en plus recherchées pour soigner les animaux de compagnie. Dans la même veine, de plus en plus de propriétaires optent pour un aliment à base de viandes crues pour leurs chiens ou leurs chats. Et c’est tant mieux ainsi!

Qu’est-ce que l’alimentation à base de viandes crues? Comment définir ce phénomène qui gagne de plus en plus de terrain? Pour comprendre tout le bénéfice que procure l’alimentation à base de viandes crues pour nos amis chiens ou chats, il faut d’abord et avant tout parler d’enzymes.

Un enzyme = une clé en or

Un enzyme est une protéine qui facilite une réaction biochimique. Les enzymes catalysent (accélèrent) les réactions tout en demeurant inchangés. Pour bien comprendre, comparons-le à une clé de porte. Si vous désirez déverrouiller une serrure, vous réussirez plus rapidement si vous utilisez la clé appropriée. Après l’ouverture de la porte, la clé demeure inaltérée et peut être utilisée de nouveau. Si vous ne possédez pas la clé, vous pouvez toujours ouvrir la porte en la défonçant, mais cette opération exigera plus de temps et d’énergie. Il existe autant d’enzymes qu’il y a de portes à déverrouiller.

Les enzymes dans le vivant

Les enzymes sont présents dans tout l’univers vivant, de l’infiniment petit au plus gigantesque des organismes. Les êtres vivants ont mis des millions d’années d’évolution pour parfaire des systèmes enzymatiques qui leur permettent de tirer profit des ressources de leur milieu. Par exemple, une plante se développe et vit entourée d’une multitude de micro-organismes. L’organe d’assimilation de la plante étant la racine, les microbes de différents types vivent en association avec elle dans la rhizosphère, cette zone située immédiatement autour des radicelles. Lorsque la plante a besoin d’un minéral, elle sécrète un sucre qui nourrira la bactérie vivant dans la rhizosphère qui sécrète à son tour l’enzyme permettant la solubilisation de l’élément minéral recherché par la plante. C’est ainsi que les plantes se nourrissent depuis qu’elles existent. Comme les bactéries excrètent les enzymes à l’extérieur de leur corps, l’enzyme relâché dans l’environnement de la racine permettra une solubilisation du minéral ciblé et l’assimilation ultérieure par la plante. Il s’agit d’une symbiose parfaite.

Dans le corps des animaux, chaque cellule composant les différents organes, muscles ou squelette, possède les enzymes nécessaires pour permettre l’autodigestion de la cellule. Il en est ainsi afin de permettre, le moment venu, l’utilisation de la cellule comme source de nutriments. Par exemple, une chienne qui allaite une portée de chiots aura besoin d’une grande quantité de calcium pour répondre à la demande pour la production de lait. C’est alors qu’entre en jeu le processus de mobilisation du calcium des os. Dans ce cas, grâce à l’activité hormonale, le corps de la chienne commandera « la liquéfaction » de l’ossature afin de pourvoir aux besoins en calcium pour la fabrication du lait. L’enzyme présent dans la cellule osseuse sera dès lors activé et le calcium, libéré de l’ossature, passera dans le système sanguin pour être dirigé vers les glandes mammaires.

Plus près de notre réalité, le vieillissement de la viande par un boucher est un processus qui utilise également l’activité enzymatique. La pièce de viande qui vieillit 20 ou 25 jours dans un réfrigérateur voit sa structure attendrie. Que se passe-t-il? La protéase, l’enzyme présent dans la cellule musculaire, utilise le glycogène (un sucre) présent dans le muscle pour débuter « la digestion » du muscle. La viande attendrie est évidemment très prisée des fins connaisseurs, car elle est plus digeste et plus goûteuse.

Lorsque l’on sert un aliment principalement composé de viandes crues à un chien ou chat, la présence de la protéase au sein de chacune des cellules musculaires facilite le travail de digestion. L’estomac du carnivore sécrète de l’acide chlorhydrique au moment où la viande pénètre dans l’estomac. La protéase, également sécrétée par la paroi de l’estomac, s’active dans un milieu de pH acide. L’acide chlorhydrique sécrété fera descendre le pH stomacal tout près d’un pH de 2. La protéase contenue dans les cellules musculaires ainsi que la protéase produite par l’estomac du carnivore travaillent ensemble pour digérer la viande crue. Le travail de digestion est grandement facilité, car chaque cellule musculaire arrive dans l’estomac avec son lot d’enzymes que l’estomac n’aura pas besoin de fabriquer.

Il est à noter que la sécrétion de l’acide chlorhydrique joue un double rôle. En plus de faciliter le travail des enzymes protéolytiques, l’acidité engendrée par la sécrétion gastrique entraîne une stérilisation presque totale du contenu stomacal. Un très grand nombre de bactéries ne survivent pas au travail de l’acide chlorhydrique. C’est pourquoi les carnivores peuvent manger des bactéries (un chien qui mange une poule mange les salmonelles contenues dans les intestins de cette dernière; il en est de même pour le chat qui mange la souris avec l’intestin) sans en subir les effets négatifs.

Conséquences de la cuisson sur les enzymes

La chaleur dénature les protéines et, par conséquent, dénature les enzymes, les rendant inactifs. C’est un peu comme si on modifiait la forme de la clé qui ne convient plus à la serrure à laquelle elle était destinée.

La dénaturation enzymatique nous est parfois utile. La personne qui désire mettre des haricots jaunes au congélateur sait d’emblée qu’elle doit blanchir ses légumes avant la congélation. Autrement, l’activité enzymatique aura tôt fait de modifier la saveur des haricots qui ne seront plus consommables après la décongélation.

Cet exemple illustre que les aliments servis crus fournissent une grande quantité d’enzymes à l’organisme. Quant aux aliments servis cuits, ils sont dépourvus de leurs enzymes et le corps doit fournir un travail supplémentaire pour arriver à digérer le repas. En fait, les organes impliqués dans la digestion devront non seulement augmenter leur propre production d’enzymes, mais la digestion de l’aliment cuit compliquera les choses, car si l’enzyme produit par le corps peut procéder à une réaction enzymatique, la substance à digérer aura été modifiée. Ainsi, bien qu’on ait toujours une clé en main, la serrure aura été modifiée, ce qui complique le travail de digestion.

Tout le monde a un jour ou l’autre expérimenté le phénomène de la digestion facilitée. Lorsque vous mangez une salade, des sushis ou des fruits frais, vous vous sentez bien, car les aliments pleins d’enzymes simplifient le travail de digestion à vos organes. Au contraire, après avoir mangé un repas de fastfood à la cantine du coin, plusieurs se sentent prêts à tomber dans les bras de Morphée. Plusieurs heures après le repas pris à la cantine, le système digestif s’affaire encore à digérer. Nourrir un chien et un chat avec un aliment principalement composé de viandes crues allège le travail de digestion. Ce phénomène est d’autant plus important que les carnivores ont un système digestif court, donc les aliments qui y transitent passent rapidement, d’où l’importance qu’ils soient aisément assimilés.

L’alimentation crue : la réponse à une longue évolution physiologique

Dans la nature, la circulation des éléments nutritifs au sein de la chaîne alimentaire permet un recyclage constant de ces derniers. Les éléments nutritifs circulent d’un niveau trophique à l’autre, sur une période de temps plus ou moins longue. Dans la nature, il n’y a pas de cuisson : tous les organismes sont parfaitement adaptés pour manger et digérer des aliments crus.

Au premier niveau trophique, les producteurs sont principalement représentés par le règne végétal. Les plantes fabriquent de la biomasse grâce au processus complexe de la photosynthèse. Comme nous l’avons vu précédemment, des relations complexes de symbiose existent autour de la rhizosphère pour leur permettre une nutrition minérale. Les minéraux, issus de la terre, s’intègrent aux tissus des plantes et deviennent des minéraux organiques.

Au deuxième niveau trophique de la pyramide alimentaire se trouvent les consommateurs, principalement composés de tous les animaux herbivores qui sont dotés d’un système digestif complexe, rempli de bactéries. Grâce à la production enzymatique de milliers de bactéries, les herbivores arrivent à tirer toute leur nutrition des aliments de source végétale. La digestion des herbivores est lente. Les minéraux présents dans les plantes s’intègrent à des nouvelles structures vivantes du corps animal.

Tout au long de cette chaîne alimentaire, les minéraux, d’abord inorganiques, sont devenus organiques grâce à l’action bactérienne et aux plantes, puis ils sont à nouveau transformés en passant de la plante à une structure animale, grâce à la digestion des herbivores.

Le dernier niveau trophique est constitué des prédateurs. Ces derniers ont entre autres pour rôle de réguler les populations d’herbivores. S’il y a trop d’herbivores, le système se déséquilibre et la ressource alimentaire composée des plantes s’épuise. Les herbivores affaiblis par le manque de ressources alimentaires deviennent ainsi des proies faciles.

C’est à ce dernier niveau trophique que le chien et le chat prennent place, soit bien en haut de la chaîne alimentaire. Le chien et le chat se nourrissent de proies et leur corps est adapté pour digérer et assimiler des nutriments dont les minéraux organiques ont été hissés tout en haut dans la pyramide alimentaire de manière à avoir une dimension animale. Le chien et le chat se nourriront moins efficacement d’un calcium inclus dans une cellule végétale que d’un calcium issu d’un os cru. C’est une question de physiologie digestive, résultat d’un long processus évolutif.

Nourrir un chien et un chat de viandes crues, c’est respecter leur position dans la pyramide alimentaire.

L’évolution qui a progressé au fil des millénaires ne peut être bifurquée sans entraîner des conséquences négatives. Depuis ces époques reculées, les humains ont nourri leurs chiens des restes d’animaux qu’ils ne consommaient pas. Les chats erraient autour des habitations et consommaient souris, rats et oiseaux.

Pour nous, l’alimentation industrielle n’est qu’un intermède dans l’histoire de l’alimentation de nos amis chiens et chats. Les méthodes qui s’avèrent être les bonnes, traversent l’épreuve du temps. Nous constatons que l’alimentation de type industriel est en train d’échouer ce test. L’alimentation à base de viandes crues répond entièrement aux besoins nutritionnels de votre animal. Donner la chance à son chien et à son chat de manger cru, c’est d’abord une question de respect de leur identité.

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